writing an essay

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And the days grew longer…

2014 you are finally here… I didn’t even think about you until half way through the year. Then the appointed hour finally came, 2013 exploded, and I waited for you madly, high-pitched and half-crazed, squeezing still, as still as my whirling mind would allow, like wincing hotly through a dental procedure. Much falsehood has been painfully shed.

We can’t lie to ourselves, passioneers. What we may consent to as an innocuous back-room deal – a harmless enough compromise the head makes with the heart – it will expand and expand until The Baroness in you rages into the room on a tidal wave of skirts and with one crimson cry razes the whole house of cards.

We were not meant to whisper over embroidery needles. We do not sleep in glass castles and wake up to glass slippers, no. There is red in us. So red it shocks the eyes. I know this. Every moon I am reminded. And we know when we are rotting. If the mind refuses to admit this, the body will turn up the volume. It has ways, ingenious ways – you cannot outsmart it.

So let the dead trees fall. If no sap runs, it is firewood. I will not be sentimental. Swing the axe. Shatter the mirrors. Tear off the old flesh. Get to the green. In some way, we must find water. This is the ruthless beauty of life.

My dear listeners and fellow travellers, I am writing again, after a period of agonized stagnancy. I bought a house and acreage with fruit trees in the country that feels sacred. I am slowly turning it into the magical kingdom that I imagined when the Baroness character first showed up in my mind. I set up my paints and moved my old, beloved piano. Royal and I have parted ways as friends. My long-stalled musical is squirming and has brought forth brilliant co-conspirators. A new album is coming, and paintings, and so much more, but at present it all feels like an approaching storm… leaves are twisting restlessly. The wind smells ominous and living things twitch and twinkle with their preparing.

I am not writing this to make promises because frankly, I’m lousy at those. I am merely reporting that I feel all of you nearby, and I thank you for calling this music into the world through me. That’s what is happening, I really believe that. So when the storm hits and the colours flash and the orchestra erupts, know that it is OUR creation.

I love you.

All the best to you in 2014

xoS

Et les journées s’allongent…

2014, tu es finalement arrivée… Je n’avais même pas pensé à toi avant la moitié de l’année. Puis, l’heure est venue, 2013 a explosé et je t’ai attendue, à moitié folle, pressant encore, aussi calme que mon esprit tourbillonnant me permettait, comme grimaçant âprement lors d’une procédure dentaire. De lourds mensonges sont douloureusement tombés.

Nous ne pouvons pas nous mentir, nous, passionnés. Ce à quoi nous pouvons consentir est une arrière-scène anodine – un compromis assez inoffensif entre la tête et le cœur – il se dilate et se développe jusqu’à ce que la Baronness en nous fait rage dans la salle, sur un raz-de-marée de jupes et avec un cri cramoisi, rase le château de cartes.

Nous n’étions pas faits pour murmurer sur des aiguilles de broderie. Nous ne dormons pas dans des châteaux de verre et réveillons en pantoufles de verre, non. Il y a du rouge en nous. Si rouge que ça brûle les yeux. Je sais cela. Je m’en rappelle chaque lune. Et nous savons quand nous pourrissons. Si l’esprit refuse de l’admettre, le corps monte le volume. Il a des moyens, des moyens ingénieux, impossible de le déjouer.

Alors laissez tomber les arbres morts. S’il n’y a plus de sève, c’est du bois de chauffage. Je ne serai pas sentimentale. Levez la hache, faites éclater les miroirs. Arrachez la vieille chair. Rendez-vous jusqu’au vert. D’une certaine manière, il faut trouver de l’eau. C’est la beauté impitoyable de la vie.

Mes chers auditeurs et compagnons de voyage, j’écris à nouveau, après une agonisante période de stagnation. J’ai acheté une maison et une terre, dans une campagne qui semble sacrée, avec des arbres fruitiers. Je la transforme tranquillement vers le royaume magique que j’imaginais quand le personnage de la Baronness est apparu dans mon esprit. J’ai accroché mes toiles et déplacé mon vieux piano tant aimé. Royal et moi nous sommes séparés en amis. Ma musique, qui était au point mort depuis longtemps, se tortille et a fait naître des co-conspirateurs brillant. Un nouvel album s’en vient, et des peintures, et bien plus encore, mais pour l’instant, tout cela me semble comme à l’approche d’une tempête… les feuilles se tordent nerveusement. Le vent a une odeur inquiétante et les êtres se crispent et scintillent par leur préparation.

Je n’écris pas ceci pour faire des promesses parce que, franchement, je suis nulle pour celles-ci. Je veux simplement noter que je vous sens tout près de moi et je vous remercie d’avoir convoqué cette musique à travers moi. C’est ce qui se passe, je le crois vraiment. Alors, lorsque la tempête frappera, que les couleurs éclaireront et que l’orchestre explosera, sachez que ce sera NOTRE création.

Je vous aime.

Je vous souhaite tout ce qu’il y a de meilleur pour 2014.

xoS

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